Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 21:12

Appel Citoyen France-Rwanda :

Faire toute la lumière sur les "erreurs"

 

 

Le jeudi 25 février 2010 le président Nicolas Sarkozy s’est rendu au Rwanda. C’était la première visite d’un chef de l’Etat français depuis 1994, date du génocide des Tutsis et du massacre des Hutus qui s’y opposèrent.

 

À l’occasion de cette visite le Président de la République a évoqué de « graves erreurs d’appréciations », des « erreurs politiques » et une certaine « forme d’aveuglement » en parlant de la politique de la France au Rwanda entre 1990 et 1994.

 

Depuis 1994, ces « erreurs » ont commencé à être décrites et analysées par la Mission d’Information Parlementaire Française de 1998 et précisées par des organisations internationales, des chercheurs, des historiens, des associations de droits de l’homme… Ces travaux font apparaître que les responsabilités françaises vont au-delà de simples erreurs. Il est indispensable de les préciser et d'en comprendre les causes.

 

Que s’est-il réellement passé ? De quelle nature juridique ces faits doivent-ils être qualifiés ? S'agit-il de fautes ? Y a-t-il eu des crimes ? Comment les autorités politiques et militaires françaises ont-elles pu soutenir, par des conseils militaires, la fourniture d'armes, et l'engagement direct de troupes, un régime qui avait fait du racisme anti-tutsi un point central de son identité et de son action ? Comment ces mêmes autorités, très bien informées par les coopérants militaires restés sur place après le 6 avril 1994 du démarrage du génocide, ont-elles pu appuyer au sein du Conseil de sécurité la diminution des effectifs militaires des Nations Unies et s'opposer à l'utilisation du mot génocide pendant des semaines ? Comment ont-elles pu continuer à organiser la fourniture d'armes au gouvernement génocidaire ?

 

Il est essentiel d’apporter des réponses claires à ces questions et de préciser la responsabilité de ces autorités, pour les victimes du génocide, et pour nous tous, qui ne voulons pas qu’une telle tragédie se reproduise. Ce travail de compréhension doit nous conduire à revoir le fonctionnement de nos institutions politiques : l’enjeu est de développer le contrôle de la politique étrangère par nos députés ainsi que le droit de regard et d'interpellation des citoyens, en vue d'obtenir une nouvelle orientation de la politique de la France en Afrique fondée sur le respect de la dignité de tout homme.

 

Au cours de ce printemps où vont se succéder la 16ème commémoration du génocide le 7 avril, puis le sommet réunissant les chefs d'Etats africains et français à Nice du 30 mai au 1er juin, il est essentiel pour notre pays de faire un nouveau pas en avant dans la compréhension du rôle qu’a joué la France au Rwanda à cette époque.

 

Pour cela :

 

- Nous demandons à tous les partis politiques de notre pays de prendre une position publique sur la nécessité de faire ce travail historique et de s'engager en faveur d’une recherche de vérité et de justice.

 

- Nous demandons aux députés et au gouvernement de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide. Comme première étape nous demandons l'ouverture des archives et la levée du secret défense sur tout ce qui se rapporte à l’action de la France au Rwanda depuis 1975.

 

- Nous demandons aux autorités politiques et judiciaires de notre pays de tout mettre en oeuvre afin que les procédures judiciaires concernant des présumés auteurs ou complices de génocide soient conduites rapidement.

 

 

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Vous pouvez soutenir ce texte en le signant en ligne sur :

http://appel-citoyen-france-rwanda.org

 

 

 

Les premiers signataires sont :

 

CCFD - Terre Solidaire

SOS Racisme

Secours Catholique

Terre des Hommes France

Peuples Solidaires

IBUKA - France

Ligues des Droits de l'Homme, fédération des Bouches du Rhône

CADTM France (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde)

ACAT-France

Survie

Le MRAP

ATTAC France

ATTAC Gabon

UEJF (Union des Etudiants Juifs de France)

Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]

Le Mouvement de la Paix


Tiken Jah Fakoly

Les Ogres de Barback

Akhenaton, d’IAM

Keny Arkana

Dub Incorporation

Rockin Squat, d’Assassin

Duval MC

 

Miguel Benasayag, psychanalyste et philosophe

Jean-Christophe Klotz, cinéaste

Philippe Meirieu, universitaire, tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales en Rhone-Alpes 

Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité

Benoit Cohen, cinéaste

Laure de Vulpian, journaliste à France Culture 

Patrick Chamoiseau, écrivain

Boubacar Boris Diop, écrivain

Jean-Marie Muller, philosophe et écrivain, fondateur du MAN 

Majid Rahnema, Commissaire des Nations Unions pour la supervision des élections et du référendum au Rwanda en 1959-1960 

 Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal de Paris

Gustave Massiah, économiste, membre fondateur du CEDETIM/IPAM

Yves Ternon, docteur en histoire, HDR; Travaux de recherche centrés sur les génocides du XXe siècle

Noël Mamère, député-maire de Begles

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire

Géraud de La Pradelle, professeur émérite de l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense

Catherine Grèze, députée européenne, ancienne membre du comité exécutif du parti vert européen, fondatrice des verts mondiaux

Karima Delli, députée européenne Europe-Ecologie IDF

Eric Fassin, sociologue, enseignant-chercheur, Ecole normale supérieure

David Faroult, enseignant-chercheur et cinéaste

Michel Feher, philosophe, président de l'association cette France-là

Clémentine Autain, féministe, directrice du mensuel Regards

Monique Dental, animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »

Nicole Brenez, université Paris 1

Véronique Tadjo, écrivaine

Laurence Gavron, réalisatrice et écrivaine

Olivier Neveux, enseignant-chercheur, université de Strasbourg

Jacques Bidet, universitaire

Hugues Vertet, directeur de Recherche au CNRS

Raphael Glucksmann, réalisateur

Michèle Simonnet, comédienne

Alain Lenglet, comédien

Pascale Kramer, écrivaine

Eric Toussaint, président du CADTM Belgique

Mireille Mendès-France, de la fondation Frantz Fanon

Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis 

Malika Benarab-Attou, députée européenne Europe Ecologie Les Verts

 

CPCR (Collectif des parties civiles pour le Rwanda)

Syndicat de la Magistrature

Collectif malgré tout

 

AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique)

Gandhi International

Intore za Dieulefit

Forum Pour un Autre Monde

Réseau Féministe « Ruptures ».

Mémorial 98

La FASE

Association des Tunisiens en France

ACTES (Association de Coopération avec les Territoires africains pour l'Education et la Santé)

Le Collectif MISTRAL

Respaix Conscience Musulmane

F.R.A. Nor Seround (Nouvelle Génération Arménienne)

Editions l’Esprit Frappeur

Le Groupov

 

 

Pour toute question, contacter le porte-parole de ce mouvement citoyen :

Ignace Fabiani

appel_citoyen_france_rwanda@yahoo.fr

 

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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 17:02

 

Rwanda 1994-2014 : il est urgent de faire la lumière!

 

Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de préparer la 20ième commémoration du génocide des Tutsis du Rwanda, le 7 avril 2014, en engageant dès aujourd’hui une démarche de vérité sur le rôle de la France dans le génocide.

 

 

Communiqué - Lettre ouverte de

l’Appel Citoyen France-Rwanda en vue du 7 avril 2013

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Il y a bientôt 19 ans, le 7 avril 1994, débutait au Rwanda le génocide des Tutsis et le massacre des Hutus qui s’y opposèrent. À l’approche de votre premier « 7 avril » en tant que Président de la République, nous vous demandons d'engager notre pays dans une démarche de vérité sur le rôle de la France dans le génocide au Rwanda.

 

En effet, de nombreux travaux d’universitaires, de journalistes et d’associations en France comme à l'étranger, ont mis en évidence le soutien diplomatique, militaire et financier des autorités françaises au gouvernement de Juvénal Habyarimana puis au gouvernement intérimaire rwandais qui a mis en oeuvre le génocide.

 

Des membres de l'actuel gouvernement français ainsi que certains partis de la majorité présidentielle ont déjà eu l’occasion de s’exprimer publiquement sur ce sujet ces dernières années. Vous trouverez certaines de leurs déclarations à la fin de ce message. 

 

À présent il faut traduire ces déclarations en actes.

 

Aujourd’hui nous voulons savoir quels moyens concrets, de concert avec le Premier Ministre et son gouvernement, vous allez mettre en œuvre d’ici le 7 avril 2014 qui marquera les 20 ans du début du génocide, pour faire la lumière sur le rôle exact que la présidence de la République et les gouvernements de l’époque, ainsi que l’armée française, ont joué au Rwanda entre 1990 et 1994.

 

Le 7 avril 2010, de nombreux citoyens, personnalités, universitaires, artistes et associations ont cosigné l’Appel Citoyen France-Rwanda, dont : le CCFD-Terre solidaire, SOS Racisme, le Secours Catholique, Philippe Meirieu, Jean-Christophe Klotz, Miguel Benasayag, Majid Rahnema,Yves Ternon, Patrick Chamoiseau, Les Ogres de Barback, Tiken Jah Fakoly[1]...

 

Ils y déclarent :

« - Nous demandons à tous les partis politiques de notre pays de prendre une position publique sur la nécessité de faire ce travail historique et de s'engager en faveur d’une recherche de vérité et de justice.

- Nous demandons aux députés et au gouvernement de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide. Comme première étape nous demandons l'ouverture des archives et la levée du secret défensesur tout ce qui se rapporte à l’action de la France au Rwanda depuis 1975.

- Nous demandons aux autorités politiques et judiciaires de notre pays de tout mettre en oeuvre afin que les procédures judiciaires concernant des présumés auteurs ou complices de génocide soient conduites rapidement. »

 

Sur la base de cet appel, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons ce 7 avril 2013, une prise de parole publique forte pour pousser notre pays à reconnaître et assumer le rôle qu’il a joué au Rwanda entre 1990 et 1994.

 

L’équipe de l’Appel Citoyen France-Rwanda

http://appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org

 

Contact presse :

Ignace Fabiani, porte-parole

06 28 35 81 59

appel_citoyen_france_rwanda@yahoo.fr

 

 

Quelques déclarations sur ce sujet ces dernières années :

 

 

Jean Marc Ayrault, Premier ministre, déclarait en 2011 : « Cet événement à la mémoire du génocide rwandais, que nous soutenons, témoigne de tout notre respect aux victimes, aux familles des victimes et à toutes celles et ceux qui restent hantés par ces 100 jours où près d’un million d’individus sont morts (…) Ce qui s’est passé en 1994 au Rwanda nous concerne tous. Le processus qui conduit au génocide est une déshumanisation de l’homme. Aujourd’hui nous devons nous souvenir et commémorer mais aussi dessiner les voies pour apaiser les morts, permettre à la justice de travailler et garantir aux historiens d’assurer leur rôle indispensable 

(…) La France doit y prendre toute sa part (…) Les moyens humains et financiers doivent être donnés afin que le nouveau pôle judicaire concernant les génocides et crimes contre l’humanité puisse fonctionner. Surtout, il est indispensable que tous se mobilisent pour que la France adapte son droit pénal aux statuts de la Cour pénale internationale et garantisse, ainsi, qu’aucun génocidaire ne puisse trouver refuge sur le territoire national. »[2]

 

Pascal Canfin, Ministre délégué, chargé du Développement, a signé l’Appel du 22 février 2010 à l’occasion du voyage de Nicolas Sarkozy au Rwanda.

Il y est dit notamment :

« Nous invitons chacun, simple citoyen, journaliste, militant associatif ou politique, chercheur universitaire ou élu local à trouver quels gestes il peut poser, quelles paroles il peut prononcer pour contribuer à faire cesser le silence sur le rôle qu'a joué la France au Rwanda entre 1990 et 1994. »[3]

 

Europe Écologie-Les Verts a publié un communiqué le 16 janvier 2012 indiquant :

« Il est aujourd’hui nécessaire d’aller au bout de cette démarche [de recherche de vérité], en déclassifiant toutes les archives liées à cette période, en faisant tomber les protections dont bénéficient certains présumés génocidaires résidant en France, en instaurant enfin une commission d’enquête parlementaire sur la coopération franco-rwandaise de 1990 à 1994, ainsi qu’EELV le demande depuis le 7 avril 2011.
(…) Un changement de majorité politique en France doit être l’occasion de prendre ces décisions. EELV appelle donc ses partenaires de la gauche et de l’écologie parlementaires à s’engager dès maintenant sur une position claire et unifiée en vue de faire toute la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide au Rwanda… Cet engagement commun serait pour notre pays un premier pas dans la refondation de relations avec l’Afrique qui soient respectueuses des êtres humains. 
»[4]

 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes a publié un communiqué le 25 février 2010 indiquant :

« Il est temps que l’Etat reconnaisse son rôle dans la livraison d’armes, la formation des militaires et milices ainsi que la protection qui a été accordée pendant près de quinze ans à des génocidaires sur notre territoire national. (…)

En 1998, la mission d’information présidée par le député Quilès avait permis d’ouvrir des pistes de réflexion sur le rôle de la France au Rwanda. La mission révélait une part de responsabilité de France mais niait toute complicité et se refusait à désigner des responsables. En outre, le rapport était complaisant avec l’Opération Turquoise. Malheureusement la France et le Parti Socialiste se sont contentés de ce rapport l’érigeant comme un dogme que nul n’est autorisé à interroger. (…)

Les jeunes socialistes demandent au Parti Socialiste et à l’ensemble des forces politiques de notre pays de lever immédiatement le secret défense sur tous les dossiers attenants au Rwanda et d’accorder un accès total aux archives aux historiens.

Les jeunes socialistes souhaitent que soit adoptée une loi pénalisant tous les actes de négationnisme et cela pour tous les génocides»[5]

 

 



[1] Retrouver la liste complète des signataires ainsi que le texte intégral de l’Appel Citoyen France-Rwanda sur : http://appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org

[4] Communiqué intitulé "Faire la lumière sur l’implication de la France dans le génocide rwandais pour renouer des relations décentes avec l’Afrique" : http://transnationale.eelv.fr/2012/01/17/faire-la-lumiere-sur-limplication-de-la-france-dans-le-genocide-rwandais-pour-renouer-des-relations-decentes-avec-lafrique

[5] Communiqué intitulé "Les jeunes socialistes exigent de la France la vérité et la justice au sujet du génocide Tutsi" : http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/02/les-jeunes-socialistes-exigent-de-la-france-la-verite-et-la-justice-au-sujet-du-genocide-tutsi

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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 15:16

Appel Citoyen France-Rwanda : que toute la lumière soit faite !

 

Communiqué de Presse

Jeudi, 7 avril 2011

 

L'Afrique bouge. Les peuples aspirent à la liberté. Les révolutions en Tunisie et en Egypte retentissent dans tout le monde arabe et au-delà. Le Niger, le Soudan ou la Guinée ont connu ces derniers mois des avancées démocratiques encourageantes. Pourtant, trop de peuples en Afrique continuent à souffrir de systèmes de domination tolérés et parfois encouragés par les autorités françaises. Il est temps d'y mettre un terme.

Il est temps de regarder en face l'histoire de la « Françafrique » et de ses conséquences tragiques pour engager un dialogue vrai avec ceux qui en ont souffert et continuent d'en souffrir.

 

Aujourd’hui, 7 avril 2011, au Rwanda et à travers le monde, nous nous rappelons qu'il y a 17 ans débutait le génocide des Tutsis et le massacre des Hutus qui s’y opposèrent.

 

Il y un an, de nombreuses associations, personnalités, universitaires et artistes ont cosigné l’Appel Citoyen France-Rwanda, dont : le CCFD, SOS Racisme, le Secours Catholique, Philippe Meirieu, Jean-Christophe Klotz, Miguel Benasayag, Yves Ternon, Patrick Chamoiseau, Les Ogres de Barback, Tiken Jah Fakoly...

 

Ils y déclarent notamment :

- Nous demandons à tous les partis politiques de notre pays de prendre une position publique sur la nécessité de faire ce travail historique et de s'engager en faveur d’une recherche de vérité et de justice.

- Nous demandons aux députés et au gouvernement de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide. Comme première étape nous demandons l'ouverture des archives et la levée du secret défense sur tout ce qui se rapporte à l’action de la France au Rwanda depuis 1975.

- Nous demandons aux autorités politiques et judiciaires de notre pays de tout mettre en oeuvre afin que les procédures judiciaires concernant des présumés auteurs ou complices de génocide soient conduites rapidement.

 

Après la prise de positon du NPA en 2010, Europe Ecologie-Les Verts a demandé il y a quelques heures à « l'Etat français de regarder en face sa responsabilité dans le génocide rwandais » et s’est engagé à mettre en œuvre des initiatives juridiques, historiques et politiques dans ce sens « dès que ses responsabilités gouvernementales le lui permettront ».

 

Aujourd’hui, nous réitérons notre demande à tous les partis politiques français, mais également à tous les élus et à tout un chacun, de s’engager à agir pour que notre pays fasse la lumière sur le rôle exact que son gouvernement et son armée ont joué au Rwanda entre 1990 et 1994, et puisse en tirer les leçons.

 

C’est une première étape indispensable en vue d’obtenir une nouvelle orientation de la politique de la France en Afrique, qui soit fondée sur le respect de la dignité de tout homme.

 

 

Communiqué d’EELV : http://www.eelv.fr/actualites/communiques/6738-rwanda-l-etat-francais-doit-regarder-son-passe-en-face

Communiqué du NPA :

http://www.npa2009.org/content/communique-du-npa-briser-la-loi-du-silence

 

 

 

Contact Presse :

 

Ignace Fabiani, porte-parole de ce mouvement citoyen

appel_citoyen_france_rwanda@yahoo.fr

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 15:22
Une semaine après la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali, c'est l'heure de faire un premier du permier appel citoyen lancé le 22 février 2010 et d'imaginer ensemble quelles suites nous pourrions y donner.

 

Bilan

 

Dans un contexte où beaucoup d'autres acteurs sont intervenus, il est difficile d'apprécier quelle a été notre contribution exacte. On peut dire tout de même qu'en peu de temps et sur un sujet qui n’est pas « facile » :

 

- de nombreuses associations et personnalités reconnues ont accepté de soutenir cette démarche, et leur participation a été relevée dans la presse.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des articles qui parlent de notre appel sur : http://appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org/article-la-presse-en-parler-45560932.html

JDD 

 


- 4800 personnes ont signé la lettre en ligne sur cyberacteurs.

Cyber-Acteurs.png  


- de nombreuses échangent et discussions ont été initiés avec d’autres associations et personnalités qui n’ont pas forcément signés mais qui pourraient soutenir de futurs initiatives.

 

Sur le fond, on voit que les positions ont bougé.

 

Sur une question qui ne mobilisait jusqu'alors qu'un nombre très restreint d'acteurs, on voit des prises de positions nouvelles :

 

- les jeunes socialistes demandent clairement que toute la lumière soit faite : http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/02/les-jeunes-socialistes-exigent-de-la-france-la-verite-et-la-justice-au-sujet-du-genocide-tutsi/

 

- Martine Aubry estime qu'elle aurait demandé des excuses : http://www.africatime.com/rwanda/nouvelle.asp?no_nouvelle=512172&no_categorie=

 

- SOS Racisme demande que « toute la vérité soit dite, tant sur les mécanismes ayant permis d'entériner les prises de décision à cette époque que sur les responsabilités de certains hauts responsables français officiants à cette période. » (lettre ouverte de Dominique Sopo le 24 février : http://sosracisme06.over-blog.com/article-tribune-de-dominique-sopo-45567850.html , puis communiqué de presse mardi 2 mars : http://www.newspress.fr/Communique_FR_225828_2644.aspx)

 

- Un communiqué du Partit occitan (POC) membre de Régions et peuples solidaires, composante d'Europe Ecologie :

http://partitoccitan.org/article369.html

 

Quelques autres liens pour aller plus loin :

Le communiqué de presse de l’association Survie : http://survie.org/genocide/article/france-rwanda-les-dessous-d-un

Le communiqué de presse d’IBUKA : http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=40854

 

 

Concernant le discours du président Nicolas Sarkozy

 

A Kigali le 25 février 2010, Nicolas Sarkozy a parlé de « graves erreurs d’appréciations » et « d’aveuglement ».

 

Nous en prenons acte, mais sur un sujet aussi grave, nous ne pouvons pas nous contenter de paroles. Aujourd’hui, il nous paraît indispensable que notre pays se donne les moyens de comprendre exactement de quelles natures ont été ces « erreurs » et d'en titrer les conséquences politiques et judiciaires qui s’imposent. Quand Nicolas Sarkozy admet qu'il y a eu de "graves erreurs d'appréciation", cela l'engage. Il ne peut pas et ne doit pas en rester là. Ces "erreurs" doivent êtres analysées publiquement dans une dynamique d’avenir :

« Quelles ont été les erreurs d'appréciation ? Qu'en a t-on appris ? Quelles nouvelles dispositions a-t-on décidé et mise en oeuvre pour ne pas les reproduire ? Est-ce suffisant ? »

 

Comme nous le disions dans notre appel du 22 février dernier, « cette visite est une injure aux victimes du génocide si elle ne marque pas une étape dans la reconnaissance des responsabilités françaises dans ce génocide. »

 

Perspectives :

 

Il faut rester mobilisé afin de montrer que cette question continue de nous concerner tous. Nous avons plus que jamais besoin du soutien de chacun pour chercher ensemble les chemins pour faire avancer notre pays dans l'acceptation de son histoire.

 

Nous allons réfléchir à présent à un nouveau texte en vue du 7 avril – date de la commémoration du début du génocide – pour demander au gouvernement, aux parlementaires,… de faire un nouveau pas en avant dans la reconnaissance du rôle joué par notre pays dans ce drame. Comme nous le disions l’appel précédent : "cette démarche nous paraît une étape décisive pour obtenir une nouvelle orientation de la politique de la France en Afrique fondée sur le respect de la dignité de tout homme."

 

N'hésitez pas à nous contacter pour discuter de ce projet avec nous. Chaque soutien est précieux.

 

 

Par appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 20:39

Le jeudi 25 février prochain Nicolas Sarkozy se rendra au Rwanda. Ce sera la première visite d'un chef d'Etat français à Kigali depuis 1994, date du génocide des Tutsis et du massacre des Hutus qui s’y opposèrent.

Seize ans après, il est urgent que notre pays fasse la lumière sur le rôle exact que son gouvernement et son armée ont joué au Rwanda entre 1990 et 1994. Les responsabilités de la France dans ce drame apparaissent de plus en plus écrasantes aux yeux des historiens spécialisés, mais ceci reste un tabou profondément établi, à l'intérieur de nos frontières.

La visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda doit attirer l’attention sur une histoire largement méconnue par les citoyens. Cette visite est une injure aux victimes du génocide si elle ne marque pas une étape dans la reconnaissance des responsabilités françaises dans ce génocide.

Nous invitons donc chacun, simple citoyen, journaliste, militant associatif ou politique, chercheur universitaire ou élu local à trouver quels gestes il peut poser, quelles paroles il peut prononcer pour contribuer à faire cesser le silence sur le rôle qu'a joué la France au Rwanda entre 1990 et 1994.

Le silence de notre pays doit cesser car il prolonge l’injustice vis à vis des victimes du génocide qui se battent au quotidien pour rebâtir leur vie. Il doit cesser car il est incompatible avec les valeurs que la France entend porter : « Liberté, Egalité, Fraternité », et la construction d'un monde commun fondé sur la conviction que « tout homme est un homme ». Ce silence bafoue notre commune humanité. Le rompre encouragera la communauté des nations à tout mettre en œuvre pour prévenir de tels drames.

Ce premier geste, cela peut être d'écrire au président de la République, avec copie à vos élus. Nous vous soumettons ici un modèle de lettre dont vous pourrez vous inspirer.
Pour écrire en ligne : http://www.elysee.fr/ecrire, sinon par courrier :
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris


Merci de faire circuler cette lettre le plus largement possible. Cette démarche nous paraît une étape décisive pour obtenir une nouvelle orientation de la politique de la France en Afrique fondée sur le respect de la dignité de tout homme.

Amicalement,

Des citoyens français qui tentent d'assumer leurs responsabilités par rapport à cette tragédie, en cherchant comment bâtir un monde fondé sur le respect de l'égale dignité des êtres humains.

Premiers signataires :

Le MRAP
Survie
Ligues des Droits de l'Homme,
fédération des Bouches du Rhône
CADTM France
(Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde)
ATTAC
Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
Le Mouvement de la Paix
CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)
Urgence Darfour
Gandhi International
Appui Rwanda
Association Mémorial 98

ADGL (Action pour le Développement dans les Grands Lacs africains)

CPCR (Collectif des parties civiles pour le Rwanda)

Editions l’Esprit Frappeur
Afriques en Lutte
Le Groupov
Afaspa
F.R.A. Nor Seround
(Nouvelle Génération Arménienne)
FASE
Sections du pays toulousain et de Provence du Partit Occitan (POC)
Association des Tunisiens en France
Forum pour un Autre Monde
Respaix Conscience Musulmane
Le PCF
Le NPA
Délégation française d’Europe Ecologie au Parlement Européen : Eva Joly, José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Karima Delli, François Alfonsi , Sandrine Bélier, Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Pascal Canfin, Hélène Flautre, Catherine Grèze, Yannick Jadot, Nicole Kiil-Nielsen, Michèle Rivasi.


Stéphane Hessel,
ancien diplomate, ambassadeur et résistant français. Il participe notamment à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Edgar Morin, directeur de recherches émérite au CNRS

Clémentine Autain, féministe, directrice du mensuel Regards

Majid Rahnema, Commissaire des Nations Unions pour la supervision des élections et du référendum au Rwanda en 1959-1960.
Miguel Benasayag,
psychanalyste et philosophe
Philippe Meirieu,
universitaire, tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales en Rhone-Alpes
Jean-Marie Muller,
philosophe et écrivain, fondateur du MAN
Noël Mamère,
député de la Gironde
Patrick Braouezec,
député de Seine-Saint-Denis
Tarek Ben Hiba, Conseiller régional Ile-de-France
Christine Priotto, maire de Dieulefit, conseillère générale de la Drôme
Gustave Massiah, membre fondateur du CEDETIM
Olivier Le Cour Grandmaison,
Universitaire
Géraud de La Pradelle,
Professeur émérite de l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense
David Faroult, Universitaire
Arielle Schwab, Présidente de l'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France)
Huguette Chomski Magnis,
responsable associative
Christian Terras,
directeur de la rédaction de "Golias Magazine".
Anne Marie Truc,
présidente d’Intore za Dieulefit
Baki Youssoufou,
Président de la Confédération Etudiante
Marie-Claude Treilhou, cinéaste


Tiken Jah Fakoly
Les Ogres de Barback
Serge Teyssot Gay (Noir Désir)
Akhenaton chanteur d’IAM

La Rumeur
Dub incorporation
Rockin Squat, chanteur d’Assassin
Ami Karim

Bakary Diallo : Manager Pacifique, Artiste et Etudiant en Multimédia au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako-Mali

Mariam Kone : Artiste Chanteuse membre du Groupe Pacifique, Etudiante Musique au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako-Mali

Boubou Traore : Artiste Chanteur, membre du groupe Pacifique.





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Lettre à envoyer au Président de la République :

Monsieur le Président de la République,

Vous vous rendez dans les jours qui viennent à Kigali, seize ans après le génocide des Tutsis et le massacre des Hutus qui s’y opposèrent de 1994.

Vous avez déclaré en décembre 2007 au sommet de Lisbonne « Nous n’avons pas toujours su prévenir ou arrêter des drames innommables. Je pense au Rwanda et à son génocide, qui nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses ou à nos erreurs. » Il est urgent aujourd’hui d’aller plus loin que cette simple mention d’« erreurs » et de rompre le silence sur le rôle qu'a joué notre pays au Rwanda.

De nombreux travaux universitaires, en France comme à l'étranger, ont clairement confirmé le soutien diplomatique, militaire et financier des autorités françaises au gouvernement de Juvénal Habyarimana puis au gouvernement intérimaire rwandais qui a mis en oeuvre le génocide.

Le silence de notre pays doit cesser car il prolonge l’injustice vis à vis des victimes du génocide qui se battent au quotidien pour rebâtir leur vie. Il doit cesser car il est incompatible avec les valeurs que la France entend porter : « Liberté, Egalité, Fraternité » et la construction d'un monde commun fondé sur la conviction que « tout homme est un homme ». Ce silence bafoue notre commune humanité et le rompre encouragera la communauté des nations à tout mettre en œuvre pour prévenir de tels drames.

Comme première étape, nous vous demandons d’annoncer ce que vous allez faire comme chef de l'exécutif et chef des armées pour faire toute la lumière sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide.

Veuillez agréer…
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 20:02


Nous sommes un petit réseau - mais qui grandit ! - de personnes qui ont été très touchées par la découverte de l'ampleur du rôle de la France dans le génocide au Rwanda. Nous espérons que d'autres relations puissent se nouer entre notre pays et le continent africain sur la base du respect de la dignité humaine.

Témoignage d'Ignace Fabiani, créateur de cette page et porte-parole du collectif :
"Il y a 8 ans, en parlant avec un ami, j'ai commencé à découvrir l'histoire du Rwanda et du génocide ainsi que celle du rôle joué par la France. Cela m'a touché, choqué, j'ai cherché à comprendre : j'ai donc lu, j'ai assisté à des conférences, j'ai rencontré des associations engagées sur le sujet, des journalistes, des chercheurs. J'ai moi-même organisé des rencontres-débat dans l'école où j'étudiais, puis ailleurs.

J'ai voulu connaître ce pays. J'ai fait deux voyages au Rwanda. Pour une durée de 6 mois. Ces voyages m'ont aidé à rentrer dans la complexité.

Au Rwanda j’ai des amis qui ont chacun une histoire particulière. J’ai des amis qui sont rescapés du génocide, d’autres qui ont perdu des membres de leur famille tués par le FPR, d’autres dont les parents sont en prison pour leur participation au génocide, d’autres dont les parents ont été injustement condamnés par les gacaca, d’autres qui ont des amies qui ont été violées par des soldats français, d’autres qui sont revenus d’exils après 1994, d’autres qui voudraient partir en exil aujourd’hui,…

Et au milieu de tout cela je cherche comment assumer ma responsabilité de citoyen de français. Je continu de mener un travail de recherche en multipliant à nouveau les contacts, les rencontres, les temps partagés pour essayer de rentrer dans une compréhension plus fine de cette réalité complexe.

En 2004, j'ai espéré que notre pays ose examiner sérieusement ce qui s'était passé 10 ans après.

Depuis 2007, j'ai vu que la muraille de silence commencait très lentement à se fissurer, des responsables politiques osant parler d'erreurs, de maladresses.

Quand début janvier 2010 j'ai appris que le Président de la République se rendait au Rwanda, avec différentes personnes très sensibilises au sujet nous nous sommes dit que c'était le moment de contribuer à ouvrir un débat plus large en France, pour que cela bouge.

Nous espérons que dans les mois qui viennent, une alliance plus large d'associations, de militants, de personnalités de tous horizons va se nouer pour convaincre les autorités, mais aussi les médias, les partis politiques, etc. qu'il est temps de regarder en face le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1994 et d'en tirer les conséquences.

Pour cela nous avons besoin de votre soutien."



Marseille, le 22 février 2010
Ignace Fabiani, créateur de cette page et porte parole du collectif
Par appel-citoyen-france-rwanda.over-blog.org
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 12:49
RUE 89 - Génocide rwandais : faire la lumière sur le rôle de la France
http://www.rue89.com/2010/02/23/genocide-rwandais-faire-la-lumiere-sur-le-role-de-la-france-139989
Rue 89

Le JDD
Afrique: La rupture selon Sarkozy
http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Afrique-La-rupture-selon-Sarkozy-174611/

Paris-Kigali, l'histoire continue
http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Paris-Kigali-l-histoire-continue-174637/
JDD.png

France-Soir
Génocide au Rwanda - Parler du rôle de la France
http://www.francesoir.fr/etranger/2010/02/23/genocide-rwanda-role-france-sarkozy.html
France-Soir.png


Une dépêche de Reuters :
Sarkozy au Rwanda pour sceller la réconciliation Paris-Kigali
http://fr.news.yahoo.com/4/20100225/tts-france-rwanda-ca02f96.html

L'humanité

Le silence doit cesser - UN APPEL CITOYEN FRANCE-RWANDA

http://www.humanite.fr/2010-02-25_Idees-Tribune-libre-Histoire_Le-silence-doit-cesser

France 24
Les survivants du génocide rwandais saluent la brêve interpellation d'Agathe Habyarimana
http://www.france24.com/fr/20100304-survivants-genocide-rwandais-saluent-breve-interpellation-agathe-habyarimana-sur-le-net

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